La
première dramatique 1954
Emission en direct !
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1954: "
Kazane ", un drame tiré d'un NÔ JAPONAIS par l'écrivain
zurichois Max Werner Lenz
A cette occasion, j'ai donné un rôle à un comédien
metteur en scène zurichois : Ettore Cella. un sympathique Italo-zurichois.
Deux ans plus tard, 1955 il était à mes côtés,
engagé comme second metteur en scène-réalisateur.
Pour notre bénéfice à tous... |
Quant
aux deux réalisateurs déjà en fonction alors que
je commençais à m'y mettre, le premier, Frank Tapollet,
devait bientôt quitter la réalisation, pour rejoindre la
DirectionGénérale de la Radio-Télévision à
Berne où l'attendait un poste important.
Le second était Ulrich Hitzig, que j'avais connu à l'époque
du jeune théâtre de Neumarkt à Zürich ( et que
j'avais eu le plaisir de recommander à monsieur Haas en 1952, alors
que celui-ci cherchait un jeune collaborateur zurichois.)
Un
jour, le Directeur me dit : " Monsieur Burckhardt, ça va être
le moment de refaire votre contrat !
Je m'exclamai :
- Mais c'est un contrat de trois mois !
Monsieur Haas se met à rire :
- Oui, et il y a plus de six mois que vous êtes ici !
Avec le début des dramatiques, un travail supplémentaire
se greffait au pensum de la semaine : choix d'un texte de théâtre,
choix des interprètes, préparation du découpage
du texte, préparation avec le décorateur, choix
des conceptions de la mise en scène, répétitions
en dirigeant les acteurs, non seulement dans l'interprétation
de leur rôle mais en tenant compte des exigences de la prise
de vue.
A cette époque,
à part les films (téléjournal, documentaires
ou anciens films de cinéma ) toutes les émissions
faites au studio TV ou bientôt aussi avec le car de reportage
étaient retransmises en direct.
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Cela
signifiait que toute la chaîne des techniciens et acteurs engagés
dans la retransmission étaient soumis aux mêmes règles
qu'au théâtre, c'est à dire savoir son texte et ne
pas faire de fautes ! Il n'y avait aucune possibilité de correction
en cours d'émission.
Pour les réalisations de sport ou les retransmissions d'événements
folkloriques, d'autres réalisateurs seraient formés.
Au
début 1955 Edouard Haas avait engagé le chef d'orchestre
et directeur Albert E Kaiser du " Collegium Musicum " de Bâle,
" comme conseiller et producteur d'émissions.musicales.
J'ai eu le plaisir de travailler avec lui, soit pour des mises en scène
d' extraits d'opérettes ou de comédies musicales, soit pour
des retransmissions de concerts.
En
1955 au cours de nos séances de programme, notre directeur M. Haas
nous annonça la visite prochaine d'un groupe de personnalités
de la BBC, TV britannique. .
Il fit appel à notre imagination pour proposer un programme de
soirée particulièrement représentatif et valorisant
notre jeune télévision.
Les inévitables prestidigitateurs, jongleurs, couples de valseurs
acrobatiques, bricoleurs ne suffisaient pas.
Au cours de la séance, Kaiser réfléchissait, calculait
et soudain : " Pourquoi ne pas donner une représentation de
Mozart " L'Enlèvement au Sérail " ? Roger ferait
la mise en scène et je me chargerais des chanteurs et bien entendu
de l'orchestre. "
Je demandai inquiet :
" Quand aura lieu cette soirée ?
Moqueur... notre directeur sourit:
- " Nous sommes samedi, cela vous donne une semaine de préparation
jusqu'à samedi prochain. "
J'avais
des sueurs froides, je n'avais jamais mis en scène un opéra
complet de cette importance, une semaine pour concevoir ma mise en scène,
imaginer un décor avec mon ami Serge Etter, m'imprégner
de la musique et préparer mon découpage…… et les costumes
?
Kaiser : " je me ferai prêter ceux du théâtre
de Bâle ".
Moi :
- " Et les répétitions ? Quand pourrons nous commencer
?
Kaiser :
- " Mercredi ou jeudi, avant cela les chanteurs n'auront probablement
pas eu le temps de se préparer. "
La
première répétition eut lieu le vendredi après-midi,
accompagnée au piano, de même que le samedi matin.
J'eus à peine le temps de faire la mise en place et de donner aux
chanteurs des indications d'interprétation.
L'après midi, nous voici dans un décor improvisé
par Serge Etter avec des éléments tirés du dépôt
de l'opéra heureusement situé en face de notre studio...
Stopper un orchestre et des chanteurs au milieu d'une phrase musicale
n'est pas une mince affaire, mais la mise en place classique prévue
pour une grande scène d'opéra, coïncidait peu ou prou
avec les impératifs d'un décor de TV, sous le feu des caméras.
Lors d'un quintette, par exemple, les chanteurs se plaçaient habituellement
en rang d'oignons sur le devant de la scène, regardant le chef
d'orchestre ( comme pour une photo de famille).
Pour les impératifs de prises de vues, il nous fallut partager
en trois espaces le grand rectangle du studio. qui mesurait 13 m de large
sur 27 m de long!
Dans le fond, sur des gradins, était placé l'orchestre.
Lui faisant face, le chef. Dans son dos, un paravent. Le deuxième
espace au centre du studio, était réservé à
l'évolution des trois caméras. Enfin, le troisième
espace était celui du décor, dans lequel se jouaient les
scènes.
La
répétition générale était loin d'être
terminée lorsqu'il fallut céder la place à la speakerine
annonçant la télé-journal. ( Nous n'avions qu'un
seul studio pour tout faire),
Heureusement nous avions déjà acquis un certain sens de
l'improvisation ; quant aux chanteurs, j'ai pu admirer leur souplesse
d'interprétation, leur inventivité et surtout leur discipline
par rapport au chef d'orchestre., Kaiser, qui réussit à
maintenir une parfaite cohérence dans la continuité du spectacle.
En pleine émission, après une demi-heure... une caméra
tomba en panne. Nous dissimulâmes la malheureuse dans un coin du
studio et trois techniciens s'occupèrent de la réparer,
tandis qu'à la hâte Anna Rotheli et moi nous changions le
découpage inscrit sur la partition, tout en continuant à
assurer la suite.
La première caméra étant réparée, une
seconde nous abandonna, en fin d'émission, Willy Roetheli aux commandes
de la troisième caméra, seule à survivre à
cette débâcle, réussit un tour de force et finit la
continuité de l'image sans qu'aucun spectateur n'ait rien remarqué.
Les
invités de la BBC se retirèrent enchantés, en félicitant
notre sympathique patron pour la bonne tenue d'une si jeune télévision.
Dans le courant de cette année 1955, mon ami Guy Dessauges qui
avait déjà fait en 1954 quelques remplacements de décorateur
à la TV de Zürich, se décida à quitter Berne
et signa un contrat de chef décorateur à plein temps avec
la télévision.
Nous allions pouvoir reprendre notre fructueuse collaboration, je m'en
réjouissais.
Dans
ce studio de télévision, situé en plein centre de
Zürich on entendait parler beaucoup plus le français ou l'italien
que le suisse allemand.
Les trois décorateurs et plusieurs techniciens du son étaient
romands, l'équipe de la construction ainsi que des spécialistes
du programme venaient du Tessin. Tous ces collaborateurs en formation
étaient impatients de rejoindre soit Genève, soit Lugano
où l'on construisait des studios.
Durant les premières années de nos activités à
la TV, nous étions quelques-uns dont mon ami Guy Dessauges à
nous faire des illusions sur l'avenir culturel de la télévision.
Nous la considérions comme étant l'instrument chargé
de répandre la culture dans les foyers : " le média
culturel par excellence. "
Nous avons déchanté par la suite.
Un
autre indice aurait pu nous éclairer : un soir, alors que j'assurais
la mise en images d'une grande émission en studio : une représentation
des artistes de l'Opéra de Pékin de passage au Grand Théâtre
de Zürich
.Des scènes mimées d'une qualité exceptionnelle,
des costumes splendides, des acteurs acrobates et chanteurs à vous
couper le souffle...
Une perfection artistique d'une telle qualité fut brusquement remplacée
par l'image d'un cycliste de course en train de pédaler seul sur
un stade vide.
Furieux, Anne Roetheli la scripte et moi, essayâmes en vain de rattraper
les images du studio où le travail continuait, mais les techniciens
chargés de la retransmission nous avaient coupé la liaison.
Un responsable vint transmettre l'ordre de stopper notre activité
en faveur d'une émission de sport impromptue de grande importance...
Un concours de vitesse cycliste en solitaire avec un as du vélo.
Rouge
de honte, je descendis au studio et priai les responsables chinois d'excuser
la brutale substitution d'images à laquelle ils venaient d'assister.
Dans
la succession d 'émissions en tous genres, j'ai eu la chance de
collaborer avec le peintre et graveur Walther Jonas. Il avait fait différentes
propositions à la télévision, entre autres de présenter
une série sur les grandes écoles de peinture moderne.
D'entrée, il avait choisi un sujet qui lui tenait à cœur
" l'expressionnisme allemand "dont il était un brillant
représentant
.Le Musée d'art de Zurich " Zürcher Kunsthaus "
organisait toujours de grandes expositions très bien structurées.
Notre Directeur Monsieur Edouard Haas, nous encouragea à profiter
du nouveau car de reportages pour tenter une émission importante
sur l'œuvre du peintre Van Gogh.
Le peintre Walther Jonas était chargé des commentaires accompagnant
les prises de vues détaillées des tableaux.
Le lendemain de la retransmission, une série de lettres de félicitations
de téléspectateurs ainsi que des articles élogieux
dans les principaux journaux suisses alémaniques, soulignaient
la parfaite cohésion entre le brillant commentaire de Jonas et
les mouvements de caméras conduits par Willy Roetheli.
Jonas
avait planifié une série d'émissions sur le thème
: la Génération des formes dans la nature et dans l'art,
lorsque vint l'annonce de monsieur Hitzig : ce projet ne pourrait se réaliser
!
Etait-ce le résultat de pressions de certains milieux artistiques,
jaloux et lassés de voir toujours apparaître sur leur petit
écran ce confrère très doué qui parlait trop
bien ? On ne le saura jamais.
A
partir de 1955, nous nous partagions les dramatiques, Ettore Cella et
moi.
Les émissions de danse, de ballet m'étaient aussi attribuées.
Je me souviens d'un couple hispano-suisse " Suzanna et José
Udaeta" qui vinrent plusieurs fois avec leur petite Compagnie de
Flamenco, et aussi d'une spécialiste de danse hindoue, la belle
" Uma Devi " qui nous fit un véritable cours, sur sa
spécialité.
En particulier je me souviens de Maurice Béjard... lors de la première
tournée de sa petite compagnie de quatre personnes, avec la belle
Michèle Seigneuret et l'exquise Tessa Baumont, plus deux jeunes
danseurs. Il donnait un spectacle sous le nom de " BalletThéâtre
", : " Symphonie pour un seul homme ". Le succès
est venu très rapidement. Deux ans plus tard, nous avons pu accueillir
sa nouvelle compagnie augmentée de plus de vingt danseurs, dans
une dizaine de chorégraphies différentes.
Je me souviens qu'après l'émission, nous avons été
invités Béjard, Guy Dessauges et moi, par un admirateur
de .Béjard. Nous accompagnait le sculpteur Alberto Giacometti (de
passage à Zürich). Nous sommes allés dans un petit
palais dominant Zurich chez l'admirateur en question qui se nommait également
Giacometti...
J'allais
oublier une expérience de mise en scène très enrichissante,
que je fis en 1955 : Un jour, le chef d'orchestre Albert Kaiser, m'annonce
qu'il a réservé le Théâtre de la Komödie,
à Bâle, pour des représentations de " L'histoire
du soldat " de C.F. Ramuz et Jgor Stravinsky.
Il est en train d'organiser son orchestre le " Collegium musicum
Basileae " et d'engager les solistes : comédiens et danseurs.
Il me propose de me charger de la mise en scène et de la réalisation
TV. Pour le petit écran, je cherche un moyen de créer des
images durant le monologue du " soldat ". J'en parle au peintre
Walther Jonas. Il est d'accord de peindre une suite de petits dessins
sous le regard de la caméra, apparaissant à chaque reprise
du récit du " soldat "
Les
mois, les années passaient, tellement remplies d'émissions
disparues de ma mémoire, mais je n'ai pas oublié "le
leitmotiv "qui nous poursuivait sans cesse, émanant de la
Direction Générale de la Radio télévision
Suisse à Berne. " ECONOMISEZ ! "
Les
émissions de variétés, elles, bénéficiaient
de l'inventivité du décorateur Guy Dessauges qui créait
des lieux propices à toutes sortes de gags et suppléait
souvent au manque d'imagination des réalisateurs.
Un
dramaturge fut engagé en 1957, Reinhold Trachsler, Un jeune homme
très cultivé et intelligent.
Monsieur René Schenker Directeur de la Télévision
Suisse Romande m'avait invité à Genève, peu de temps
auparavant , pour mettre en scène une dramatique.
Je choisis la pièce de Strindberg " Mademoiselle Julie ",
pièce à trois personnages.
Pour interprètes : Sacha Pitoëff et son épouse Carmen
ainsi que Floriane Sylvestre.Sacha était un ami de jeunesse qui
avait une troupe à Paris et reprenait souvent des mises en scène
de son père Georges Pitoëff, un grand de l'époque de
Jouvet et Baty,.
Pour Zurich, Trachsler, le nouveau dramaturge, me demanda de reprendre
ma mise en scène en allemand. Ce fut une expérience passionnante
de travailler avec trois acteurs excellents mais très différents
des premiers. Une occasion d'approfondir les motivations des personnages.
Dans les rôles principaux : Maria Tiesing, Otto Mächtlinger
et Susane Lehmann
Triste
surprise...
Le
1 er octobre 57,nous avons eu la surprise de perdre notre excellent patron
: le Directeur Edouard Haas, qui nous quitta pour aller à Berne
prendre un poste de directeur des relations internationales de la Radio-Télévision
Suisse.
(Un
nouveau directeur Monsieur Guido Frey, de Radio Zurich, helléniste
distingué, fut désigné par la Direction Générale
de Berne pour le remplacer)
Je
repris contact avec Friedrich Dürrenmatt que je n'avais plus revu
depuis longtemps.
Je lui demandai l'autorisation de réaliser pour la télévision
une pièce en un acte à deux personnages qu'il avait écrite
pour la radio : " Soirée d'arrière automne " (Abendstunde
im Spätherbst). Il donna son accord, non sans hésitation,
disant qu'il ne pouvait imaginer comment je réaliserais la mise
en images de ce long dialogue….
Dessauges
fit le décor d'un studio hyper-moderne, superbe, avec l'éclairage
" coucher de soleil " de W. Roetheli . J'avais deux excellents
interprètes : le puissant Helmut Kiesler, pour l'écrivain
célèbre, et le fragile Max-Werner Lenz pour le petit Suisse
timide, mais obstiné .
Deux ans plus tard, Dürrenmatt me confia volontiers " Conversation
nocturne avec un contemporain méprisé " un nouveau
dialogue entre deux personnages : un bourreau et sa victime. Un "
Dürrenmatt ", sombre, mais résigné.
Le
nouveau directeur cherchait les moyens de faire des économies.
Il supprima peu à peu les grandes émissions qui mobilisaient
un temps le grand studio où il ne mettait jamais les pieds. Finies
les transmissions de ballets internationaux, des variétés
qui exigent une certaine fantaisie et d'autres programmes un peu onéreux.
Par contre, beaucoup d'interviews bon marché, plaisant aux amateurs
de Radio- blabla..
A part les dramatiques, qui ont survécu aux économies, j'avais
du temps libre et des producteurs privés commençaient à
me contacter..
Je tournai dans un premier temps, un documentaire de la Ciba-Geigy S.A.
sur " le Carnaval de Bâle ".
Le
producteur Hans Zickendraht et moi trouvâmes une solution qui autorisait
la fantaisie et que nous intitulâmes " Fantasia Basiliensis
"
Ce film obtint un prix à Wiesbaden. Une autre commande de l'Association
des Maîtres Ebénistes Suisses me donna l'occasion de connaître
un métier et des personnages passionnants.
Je fus également contacté par la " Dokumentar A.G Zürich
" qui était chargée de produire un film sur le bruit
.
J' inventai une situation que j'appelai le " Tunnel du Bruit "
et je fis jouer à un couple les différentes situations quotidiennes
auxquelles ils devaient faire face dans ce " Tunnel des bruits "virtuel.
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En
1959, sur la demande de la TV, Albert E Kaiser commanda un "
Opéra Bouffe " au compositeur Heinrich Suttermeister.
Lequel choisis le thème ancien de " Séraphine
"ou la " Pharmacienne Muette ". Cette oeuvre devait
participer à
un concours " Eurovision " qui aurait lieu à Salzbourg.
Je fus chargé de la mise en scène et Guy Dessauges
du décor. La TV suisse romande étant coproductrice
, l'enregistrement musical aurait lieu à Genève avec
le fameux " Orchestre de la Suisse Romande " dirigé
par Niklaus Aesbacher.
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Je
rencontrai Heinrich Suttermeister chez lui, et il me joua tout l'opéra
au piano en chantant les interventions des différents personnages,
hommes et femmes, d'une voix aigrelette. L'effet amusant m'inspira pour
mes projets de costumes.
Je priai le compositeur de me faire un enregistrement de son interprétation,
qui me serait très utile pour préparer ma mise en scène
et mon découpage, en tenant compte des temps musicaux voulus par
Suttermeister.
Une semaine plus tard, je reçus un disque avec " l'Opéra
" complet dans cette version.
Nous nous sommes bien amusés Anne Roetheli, la scripte et moi,
en inscrivant le découpage sur la partition, tout en écoutant
la voix grêle du compositeur.
Durant ce séjour, j'eus le plaisir de mieux connaître monsieur
Schenker qui me proposa de m'engager à la TV Romande. Il désirait
avoir dans son équipe un réalisateur d'émissions
musicales.
Dans la perspective de mon nouveau travail à Genève, je
pris contact avec Jo Excoffier, un sympathique chef du service dramatique.
Je lui proposai pour ma venue de mettre en scène une pièce
de George Kaiser :" Napoléon à la Nouvelle Orléans
". J'eus son accord et je me mis tout de suite à la traduction
française.
Trachsler,
le dramaturge zurichois, me trouva une pièce tragique de "
Eugène o'Neill " " Tran " ( Huile de baleine en
français.)
L'histoire se joue sur un baleinier pris dans les glaces de l'Arctique.
Guy Dessauges a créé un décor étonnant de
vérité, pour figurer la glace qui se fixe sur les pièces
métalliques, il a imaginé de faire fondre de la cire de
bougies. Il en a fallu passablement, mais les acteurs non avertis n'osaient
pas y poser la main de peur que le froid glacial ne leur colle la paume
au métal.
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