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BIOGRAPHIE
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Etudes de Théâtre :
1939, Louis Jouvet est en tournée en Suisse. 1940 Début des études
chez Jean Mauclair, metteur en scène du Théâtre Municipal
de Lausanne, et parallèlement au Conservatoire de Genève. Janvier 1942 : « Ecole de Recrue ». Burckhardt continuera ses activité d’apprenti comédien en alternance avec de nombreuses périodes de mobilisation à l’armée. 1943, il s’inscrit comme comédien au « Bühnenstudio » à Zürich, une Académie de Théâtre à l’enseignement très poussé et complet. Ecole créée par un groupe de professionnels des grands théâtres allemands et autrichiens réfugiés à Zürich et ayant fait à l’époque du Théâtre de Comédie (Schauspielhaus) de cette ville, le meilleur théâtre de langue allemande. Engagements : Comme indiqué plus haut, après 1943-1945, ses débuts sur scène et à la Radio en Suisse Romande, Roger Burckhardt jouera à Zürich en allemand dans des spectacles donnés par les élèves du « Bühnenstudio » dont « Jugend im Sturm » (Les Jours Heureux) de Lucien Luchaire, puis différents petits rôles au « Schauspielhaus » ou d’autres théâtres. Il tourne en 1944 dans un film de Kurt Früh « Prisonniers de Guerre » et la même année dans « Tanja macht die Augen auf », mis en scène par Léonard Steckel. 1945 : La guerre se termine, les frontières s’ouvrent, Roger Burckhardt rentre en Suisse romande. Il est engagé par Paul Pasquier pour le rôle du messager dans « Antigone », de Sophocle, lors d’un festival d’été à Lausanne et joue également à la Radio. En septembre, départ pour Paris.
Il se présente aux examens du Conservatoire. Il est reçu,
mais renonce à continuer ses études de comédien et
est engagé par André Barsaq au Théâtre de l’Atelier
pour jouer Yvan en doublage dans « Les Fères Karamazov »
ainsi que 5 autres petits rôles. Ses changements de personnages,
de costumes, de barbes et perruques, durant le spectacle, le font surnommer
par ses camarades « Le Frégoli de l’Atelier ». 1946 : Engagement à Colmar au « Centre Dramatique de l’Est », une nouvelle organisation de décentralisation culturelle créée par Pierre-Aimé Touchard. En plus du doublage du rôle d’Alceste dans le « Misanthrope » et le juge des « Plaideurs », il montre son portefeuille avec ses projets de décors et costumes au directeur du centre. Celui-ci le charge de prendre en main la réalisation des costumes de tous les spectacles de la saison sous la direction du merveilleux décorateur engagé par le « Centre Dramatique de l’Est », Oreste Allegri, ancien chef décorateur aux « Ballets Russes » de serge Diaghilev, un homme de 80 ans, d’une vigueur et d’une sûreté professionnelle exceptionnelles, et d’une grande gentillesse. 1947 De retour en Suisse, nombreux engagements à Radio-Lausanne. Série de tournées de différents spectacles avec Paul Pasquier. Participation à un concours de maquettes, de costumes et de décors prévus pour un grand spectacle de plein air de « Roméo et Juliette » : 1er prix. 1948 : Joue le rôle de «
Créon » dans « Oedipe-Roi » de Sophocle avec
la troupe de Paul Pasquier à « Arles » dans le Théâtre
Antique. L’emplacement de la scène étant formé de
gros blocs de marbre en ruine, a été recouvert d’un plancher
de bois. 1948-Août : Roger Burckhardt épouse Elvira Schalcher jeune première du Théâtre Municipal (Stadttheater) de Berne. Hiver 1948 : Reprise à Paris « d’Œdipe-Roi » au Théâtre Hébertot en alternance avec « Miguel Mañara » de Milosz. Roger B. y joue le rôle du « Prieur » et dans Œdipe celui de « Thirésias. 1949 : Roger Burckhardt s’installe
à Berne pour rejoindre son épouse. Celle-ci lui présente
Sepp Dietel, le fils d’une collègue, un « mordu du théâtre.
Tous deux décident de créer un petit Théâtre
dans cette capitale qui n’en comptait qu’un seul : le « Stadttheater
» (Le Théâtre Municipal). Mais cédons la parole à Roger Burckhardt : "L’estrade au fond de la pièce devient notre scène de théâtre, où en compagnie de trois autres comédiens, Walter Plüss, Walter Gloor, et Listel Kratiger, nous interprétons des œuvres en allemand, à petites distributions, donc à petits budgets. Avec mes coéquipiers, nous nous partageons les mises en scène. Je m’occupe des décors et costumes, alors qu’ils prennent en mains les finances et l’administration. Après trois mois d’un succès
inespéré, monsieur Anliker, nous donne notre congé,
en pleine saison d’hiver. Le premier travail de notre petite compagnie
théâtrale consistera à remplir une benne municipale
de trois tonnes de détritus. Et bientôt s’annoncent les premiers spectacles dans un théâtre tout neuf le « THEATERANDERZYTGLOCKE ». Un soir, à la fin d’une représentation,
une jeune femme se présente. Elle était l’une des élèves
du cours de théâtre à Lausanne. A quelques jours d’intervalle, comme pour appuyer ce conseil, se présente à moi une ancienne technicienne de Radio-Lausanne, Isabelle Jorès , qui travaillait au service des ondes courtes à Berne diffusant aux quatre coins du monde des émissions destinées aux Suisses de l’étranger. Elle aussi a pris des cours de théâtre et serait ravie de monter sur les planches. Rendez-vous sera pris entre les quatre francophones et aboutira quelque temps plus tard à un premier spectacle comprenant un Musset et la création d’une pièce d’Alexandre Métaxas : « La Trinité » dans un décor de Guy Dessauges. Isabelle me fera connaître à son directeur aux ondes courtes, Edouard Haas. Celui-ci me donnera plusieurs fois l’occasion de produire des émissions pour nos concitoyens à l’autre bout du monde. Un nouveau visiteur à la réputation
sulfureuse, vient un soir dans notre cave. Il s’agit d’un jeune auteur
dont la première de sa première pièce "Les Anabaptistes"
vient de connaître le même genre de succès au Schauspielhaus
de Zürich qu’en son temps la première "d’Hernani"
à Paris. Conjointement à cette rencontre, mon fils Sébastien venait de naître , dans une clinique de Berne. Entre ces deux naissances, celle d’un premier enfant et celle d’un nouveau théâtre, mon horizon s’élargit… Dürrenmatt adjoint à ma demande, un troisième larron au projet, un jeune dramaturge de ses amis, Félix Rellstab, employé au Schauspielhaus de Zürich, qui accepte de se libérer et de prendre en main l’administration du futur théâtre. Il se charge de trouver une salle de spectacle à Zürich, ainsi qu’une ou plusieurs subventions pour couvrir les frais du lancement de l’entreprise. Afin d’être disponible pour le futur, j’abandonne le théâtre « An der Zytglocke », à la fin de 1950.
Le moment vient où il abandonne l’idée de ce théâtre, avec ses propre pièces, et nous propose de prévoir un répertoire plus diversifié. Puis il part pour l’Allemagne où son succès l’appelle. Félix Rellstab, directeur administratif,
a trouvé une salle paroissiale dans une ancienne auberge de la
vieille ville dominant une jolie place, avec sa fontaine « le Neumarkt
» ( le nouveau marché.) C’est en septembre 1951, qu’a lieu la Première
du « Kleines Theater Am Neumarkt » avec « Marlborough
s’en va en guerre » de Marcel Achard, mise en scène par moi-même. Les Premières se succèdent
avec bonheur, un public fidèle s’est formé. Ce n’est pas
suffisant pour couvrir les frais des décors, des costumes, de location
de salles, d’éclairage, des salaires de la petite troupe déjà
réduite. Après cinq mois d’efforts «
Le petit Théâtre am Neumarkt » renonce. à poursuivre
son activité. Je suis engagé au printemps 1952 par le Schauspielhaus, pour jouer un rôle dans une satire politique. Puis en été, à Berne, pour jouer deux rôles dans une vaste fresque historique. Divers engagements de théâtre ou émissions radiophoniques m’obligent à me déplacer un peu partout en Suisse. Pour tromper l’ennui des longs parcours répétitifs, je m’attelle à la traduction, et adaptation d’une pièce de Goldoni « Arlequin serviteur de deux maîtres ».
Durant le mois d’août 1953, le beau
temps continu attirera au spectacle de plein air un nombreux public. Peu
avant la fin du mois, je reçois un appel téléphonique
de monsieur Edouard Haas, le directeur du service suisse des ondes courtes,
à Berne pour lequel j’avais parfois travaillé. Monsieur Haas recrute des collaborateurs
et il m’invite à venir le rejoindre au studio. provisoire de TV
de Bellerive à Zurich Au milieu de ces amateurs, les seuls vrais professionnels de l’image, sont un couple de cinéastes ayant travaillé pour des longs métrages en France. Willi Roetheli chef caméramann et son épouse Anne Roetheli, script-girl. Leur expérience du film de cinéma de haut niveau a été très utile à l’apprentissage de la plupart des gens du programme. (Surtout à ceux qui ont su les écouter.) Après un tour du studio de Bellerive
et une démonstration exécutée par un ex-producteur
d’émissions de variétés, je demande à réfléchir
avant d’accepter un premier engagement pour la période d’essais. Je suis indécis, mon ami Paul Pasquier,
organise un Centre Dramatique Romand et il compte sur moi pour le seconder.
Le succès des spectacles d’été est très encourageant.
Monsieur HAAS, connaissant mes divers talents, me demande de remplacer momentanément, le décorateur en place Jacques Stern qui part faire un stage à la T.V italienne, à Milan et Rome. (Mais avant de continuer l’histoire des
débuts de la Télévision, il est important de signaler
la parution en 1993 d’un opuscule pompeusement titré : «
SHOW, INFORMATION, KULTUR. » à l’occasion des quarante années
de son existence. A peine arrivé à Zürich, un contrat de trois mois dans la poche je me trouve d’un coup responsable des décors d’une émission de TV qui allait passer à l’antenne le jour suivant ; ma première émission… un saut dans l’inconnu. Le décorateur J.Stern me met rapidement au courant d’un système simplificateur de décoration qu’il a mis au point. (paravent). Egalement à disposition pour tous les embellissements ou arrangements désirés, il y a des rideaux, des grands rouleaux de papiers forts et naturellement de la couleur et des pinceaux. Je me mets rapidement au travail. Un jeune
homme plein de bonne volonté est chargé de m’aider dans
les manipulations lourdes. En quoi consistait le métier d’un réalisateur de TV ? Tout d’abord, entraînement
accéléré sur le fameux pupitre de commandes de la
régie, branché sur les images transmises par les caméras
évoluant dans le studio TV.
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Avant-propos - Biographie - Oeuvres - Réalisation ARTactif © Roger Burkchardt